Construction d’une chaîne de compilation pour Android

Il existe plusieurs méthodes pour avoir une chaîne de compilation pour le système Android. Mais pourquoi une toolchain ? Android est un système d’exploitation basé sur le noyau Linux et dédié aux processeurs de type ARM (actuellement, c’est le cas). Il ne s’agit donc pas de processeurs « classiques » de type x86 ou ia64, et par conséquent, les chaînes de compilation fournies avec les distributions Linux ne sont pas adaptées, car elles ne peuvent générer que du code x86 ou ia64…

Avertissement : Pour l’instant, j’ai réussi à compiler un kernel qui boot, mais j’ai perdu la radio, j’ai seulement le wifi.
Cet article est donc présent surtout à des fins théoriques ou pour les plus persévérant à commencer les bidouilles de bas niveau :p.

Quelques chaînes de compilation pour architecture arm

  • Gentoo, avec son paquet crossdev. Actuellement non fonctionnel chez moi.
  • la chaîne de compilation pré-compilé fourni par le SDK d’Android. Actuellement non fonctionnel chez moi.
  • la chaîne de compilation fournie par crosstool-ng. La plus configurable, la plus chiante à mettre en place, mais la seule qui a marché.

Il est possible que les autres chaînes de compilation marchent parfaitement bien, j’ai juste du louper un truc sur les paramètres à passer… c’est dire que contrairement au monde x86, des architectures ARM, il y en a à la pelle et pas souvent compatibles entre elles (pas sans recompilation).

Cette article détaillera uniquement la dernière chaîne de compilation, qui a l’avantage d’avoir beaucoup de paramètres que l’on peut utiliser pour optimiser sa chaîne.

Les étapes décrites ci-dessous s’appliquent à Gentoo, mais peuvent s’appliquer à n’importe quel UNIX-like avec quelques modifications mineures.

Ci-dessous les changements à effectuer pour le menuconfig de crosstool-ng

Et on retourne à la ligne de commande…

Et voilà, plus qu’à flasher.

Tous les crédits vont à XVilka, pour avoir décrit sa méthode pour le milestone.

Voir aussi