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Mafia 3, dernier de la série éponyme, et canard boiteux sortie en septembre 2016. Contrairement aux deux précédents volets développés par 2k Czech, celui-ci a été pris en charge par Hangar 13 et le moins qu’on puisse dire, c’est que cela se voit assez nettement. Les revues nous annonçaient un épisode qui seraient semblable aux précédents, soit donc une tarte réchauffée : ça reste bon mais sans surprises.

3*A ne fait pas un AAA

Alors que les deux précédents épisodes, et en particulier le premier, avaient un déroulement très bien ficelé, Mafia 3 nous offre des missions très semblables les unes par rapport aux autres, avec une IA totalement débile et le tout installé dans un monde ouvert. La trame de fond, parce qu’il y en a une, peut se tenir, mais elle est contée de manière tellement mauvaise que cela en devient secondaire. Je me souviens de l’introduction de Mafia, premier du nom. Une longue séquence montrant divers paysages, rues et quartier de la ville défile en listant les noms de l’équipe ayant travaillé au développement du jeu. S’ensuit une introduction des personnages, puis nous prenons enfin le contrôle du personnage principal au volant d’un taxi, c’est la première mission. Tout le jeu sera une succession de mission mais scénarisé comme un film de sorte à ce que chaque mission est la suite logique de la précédente et aucune n’est similaire à la précédente. On aura du braquage, des courses poursuites, des vols de voitures, une courses de voiture de nuit, du transports d’alcool et de cigarettes… Il était aussi difficile de s’arrêter que de mettre pause durant un film best-seller.

Revenons à Mafia 3. On a un début scripté convenable puis quelques missions qui s’enchaînent plutôt bien. Tant qu’on reste dans la trame principale, là de même j’ai l’envie de continuer à chaque fin de mission. La baisse de motivation envers ce jeu intervient après plusieurs heures de jeu. En effet passé un certain cap, il est possible de choisir sa mission et le jeu offre également la possibilité de mener des missions secondaires. Les missions se situent à des endroits différents de la ville et permettront, sauf rare exception, de varier les plaisirs entre buter du mafieu ou descendre du gangster, Wahouuu. Et je n’ai pas encore évoqué l’IA qui est d’un niveau assez exceptionnel.

Défoncer du rital

Les PNJ sont particulièrement stupides. Au niveau des ennemis, il suffit de se planquer dans un coin, puis de siffler pour ramener un gus et l’égorger silencieusement. On recommence à siffler et le second ramène sa tronche, seul, sans trouver étrange l’absence de son compagnon. Et ainsi de suite jusqu’à vider la zone.

Les citoyens pourront vous dénoncer à la police en cas de vol de voiture ou de meurtre, souvent dû à une conduite très dangereuse d’ailleurs. Lorsque cela arrive, un seul citoyen cours vers la cabine la plus proche pour appeler les poulets. Il suffit de l’assommer pour rester tranquille, et cela en plein milieu d’un quartier bondé sans que personne d’autres ne réagisse. C’est la ville où les gens sont en mode RàF.

Même l’IA qui était implémentée dans Half-Life (sorti en 1997 tout de même) me semblait plus sophistiquée.

Conclusion

Des mini-games tous similaires pour ne pas dire identiques, assemblés dans un monde ouvert, et vous obtenez Mafia 3. De la Mafia, il n’en reste d’ailleurs pas grand chose, à part Scarletta tout droit venu de Mafia 2, on aurait du nommer ce jeu Gangster 3. Ce jeu n’est pas du réchauffé, c’est une daube.

Ne jouez pas à ce jeu !