Pilote RAID LSI1064E pour ESXi (serveur SYS)

OVH a proposé pendant un moment des serveurs pas cher avec une carte RAID pas chère sous la marque SYS (SoYouStart).

La carte RAID n’est pas ce qu’il y a de plus ouf par rapport à un RAID software mais c’est un pré-requis à l’utilisation de VMware ESXi avec du RAID (non, une vm avec du raid software ne me semble vraiment pas une bonne idée).

Malheureusement, et j’ai été vraiment déçu que cela ne soit indiqué nulle part, le monitoring matériel dans le vSphere Client n’indiquait absolument rien quand à l’état du RAID. En fait, il ne semble tout simplement exister aucun pilote permettant à VMware d’avoir une vue sur le RAID, que ça soit de la part de VMware, LSI (aujourd’hui Avagotech) ou OVH. Pas cool.

Quelques posts de forums semblaient toutefois laisser entendre qu’il était possible d’utiliser un pilote dédiée à une autre carte RAID. C’est ce que je viens de tester, et ça marche !

Sur le site du constructeur, j’ai récupéré le VMWare SMIS Provider VIB – 5.5 (une copie est disponible à la fin du billet au cas où le lien saute). C’est un zip contenant un vib à charger sur l’esxi (en manuel via ssh ou update manager)

Si le chargement a été fait en ssh, on installera le vib de la manière suivante (l’argument --no-sig-check  est important pour que l’os accepte le package à l’installation) :

On redémarre comme demandé, et si c’est compatible, on verra ça:

Sondes matérielles indiquant l'état du RAID
Sondes matérielles indiquant l’état du RAID

Ça marche ! Enjoy 😉

Autres ressources

Redémarrer proprement un hôte Windows hébergeant des vms

Depuis la version 8 de VMware Workstation, Vmware a semble-t-il combiné VMware Workstation avec VMware Server en terme de fonctionnalités. On remarquera d’ailleurs que VMware Server n’est plus mis à jour depuis 2009 et plus supporté depuis 2011 par l’éditeur.
Il est donc possible désormais de démarrer des machines virtuelles en même tant que l’hôte. Il n’est plus nécessaire d’ouvrir VMware Workstation à chaque fois, il n’est plus nécessaire d’ouvrir une session et de la laisser ouverte tant qu’on en a besoin. C’est très pratique cependant s’il est possible d’avoir un démarrage automatique, il n’y a pas d’arrêt automatique autre qu’un arrêt brutal des machines virtuelles lorsque l’hôte s’arrête. Du moins il n’y a pas d’interface graphique ni de documentation officielle permettant de paramétrer ce point.

Voici donc la documentation non-officielle pour paramétrer l’auto-stop. Je n’ai pas poussé afin de savoir s’il était possible de configurer l’auto-stop par vm ni qu’elles sont toutes les possibilités, mais je pense que la méthode décrite ci-dessous suffira.

  • Éditez le fichier %ProgramData%\VMware\hostd\vmAutoStart.xml
  • Remplacez PowerOff  par Suspend  dans le nœud stopAction . Cela aura pour effet de suspendre les vms à l’arrêt de l’hôte. Shutdown  marche peut-être également mais je ne l’ai pas testé.
  • Redémarrez le service gérant les machines virtuelles, éventuellement en prenant soin d’éteindre proprement les machines virtuelles.
  • Le tour est joué.

Au cas où il y aurait des utilisateurs de VMware Workstation sous Linux (y en a-t-il ?), je suppose que la méthode est similaire et que le fichier correspondant se trouve quelque part dans /var/lib .

Mise en garde : C’est peu probable mais VMware pourrait très bien retirer cette fonctionnalités dans une prochaine version ou mise à jour de VMware Workstation.

Compiler les modules vmware sous linux

Afin d’améliorer le fonctionnement et les performances des machines virtuelles, VMware fournit les VMware tools.
Ces  »tools » se décomposent en :

  • une application graphique (wait whaaat ? did you say UI ??)
  • des kernel modules pré-compilés, ainsi que les sources pour les autres noyaux.

J’aurais pu me contenter de fournir les patches, lesquels auraient été suffisant pour compiler les modules, mais en plus d’avoir des codes sources obsolètes, l’installeur s’est mis à dysfonctionner. Impossible donc de compter sur lui pour faire le boulot.

En décortiquant l’installeur, je suis arrivé à un binaire, qui est responsable de la localisation des linux headers sur ma machine, c’est lui qui pour une raison qui m’échappe, ne trouve plus les linux-headers, mais de par sa forme binaire, c’est une voie sans issue (je ne suis pas expert en reverse engineering, et encore moins sous Linux)…

Aucune importance : j’ai trouvé mieux. En décompressant les sources qui se trouvent dans ~/lib/modules/sources , il m’a suffit de lancer un make  et la magie s’est opérée : j’avais mes modules (enfin… après quelques petites modifications) !!

Ce script fonctionne précisément pour les kernels de la branche 3.8 patchés avec grsec. En enlevant les appels à pax_open_kernel  et pax_close_kernel  ou en mettant la bonne pré-condition, on pourrait le rendre compatible avec n’importe quel kernel  de la branche 3.8 je pense.

J’aurais pu fournir les fichiers patch à part, mais j’ai préféré ne garder qu’un seul fichier, afin de conserver une certaine simplicité de gestion pour la maintenance du script.

Le petit plus du script : il évite d’installer les VMware tools. Sans interface graphique, ils ne servent à rien, et sous Gentoo, ça pollue la sortie de  revdep-rebuild .

Ce script ne compile pas les modules vmxnet  ni vmxnet3 , le premier parce qu’il est déprécié et parce que je ne l’utilise pas, le second parce qu’il est déjà intégré au noyau linux.
Dans des versions ultérieures de linux, il se pourrait que je n’ai même plus à gérer la compilation de vmci  et vsock  : en effet ces derniers pourraient faire une entrée dans le noyau linux.

Notes

J’ai finis de rédiger le script hier soir en compilant mes commandes balancées dans le terminal. Je n’ai jamais testé le script, donc à vos risques et périls !
En revanche, je peux prendre en compte vos remarques.

Impact de la virtualisation sur les performances brutes

Sur les serveurs dédiés sous ma responsabilité, il m’arrive d’y installer un client BOINC. C’est un logiciel qui rapatrie, pour divers projets scientifiques, du travail à effectuer par la machine, laquelle fait alors partie d’une grille de calcul. Bien entendu, BOINC ne travaille que lorsque le serveur ne fait rien, ou plutôt utilise les cœurs non utilisés des CPUs des serveurs. Il n’est pas question que les services en production souffrent de la présence de BOINC. Sous ces conditions, pourquoi pas, ça permet d’utiliser les ressources non utilisées pour une bonne cause, on évite le gâchis.
Ce programme m’a permis de comparer la puissance de calcul brute de plusieurs configuration, sachant que tous les clients BOINC sont configurés pour travailler sur le même projet. En particulier, il y avait deux machines identiques en RAM (non saturées) et en CPU, un Core i5.

L’une de ces machines était sous VMware ESXi avec une seule VM sous Windows Server 2003, l’autre était directement sous Windows Server 2008 R2.
La configuration CPU/RAM identique m’a permis de comparer quantitativement la perte de performance induite par la couche ESXi simplement en regardant le score de BOINC par client.
J’avais entendu parler au cours d’une conférence d’évangélisation que la perte induite par des outils de virtualisation comme VMware Workstation ou Hyper-V R1 était de 15%, tandis que celle de ESXi était seulement de 5%, grâce à son noyau super léger, mais qu’en est-il réellement ?
Pour ce qui est de Workstation, j’en ai aucune idée, je m’en sers que pour le développement donc pas en continue. En revanche on voit une différence de… 15% de entre l’utilisation ou non de VMware ESXi. Wow ! ce n’est pas rien !

On m’aurait menti ? J’ai attendu plusieurs jours pour que le score quotidien des clients BOINC se stabilise et on note toujours cette nette différence de 15%, quelque soit le travail effectué (mais toujours sur le même projet). Il est à noter également que concernant ces deux serveurs, ils ne faisaient quasiment que de l’idle, donc normalement pas perturbés par d’autres processus. C’est un test approximatif et il vaut ce qu’il vaut, mais a l’avantage de donner une assez bonne précision de ce qu’on perd en CPU brut avec cette couche de virtualisation.

Pour autant, la virtualisation n’est pas à jeter, ça dépend de l’utilisation de la machine. Pour mon cas où le CPU est loin d’être le goulet d’étranglement sur ces machines, surtout un Core i5, cette perte est significative, mais acceptable.